L’affirmation et savoir dire non.


La communication entre les humains est quelque chose de complexe et parfois problématique. En effet, entre ma perception des choses, ce que je veux exprimer, ce que j’exprime et ce que l’autre comprend, il y a de la place pour bien des malentendus. De plus, le fait de s’exprimer peut-être complexe en lien avec l’affirmation. Dans ce texte, nous parlerons de ce qu’est l’affirmation, ses défis et les différentes sortes de refus.

En premier lieu, il y a plusieurs objectifs à l’affirmation. En effet, le but de l’affirmation est de livrer nos opinions, notre différence et d’exprimer nos émotions. De plus, le fait de faire des demandes et respecter nos droits permet de répondre à nos besoins. L’écoute est elle aussi nécessaire, car il s’agit d’une discussion et non d’un monologue. Bien sûr, le fait de s’exprimer est synonyme de prendre le risque de déplaire aux autres.

En deuxième lieu, l’affirmation comporte plusieurs défis. En effet, comme mentionné précédemment, le fait de faire des demandes à ses proches peut entrainer certaines peurs. Plus précisément, la peur de faire de la peine, d’être rejetés, que notre entourage cesse de nous aimer sont des obstacles au fait de s’exprimer. Par contre, le fait de ne rien dire et de refouler nos besoins et émotions est synonyme de souffrance et de diminution de notre estime de soi. Le fait d’ordonner, de menacer, de moraliser, d’argumenter, de juger, critiquer, etc. sont aussi des obstacles à la communication.

En troisième lieu, quand vient le temps de dire non, plusieurs techniques peuvent être utilisées. Premièrement, le refus partiel s’applique lorsque nous ne pouvons répondre qu’a une partie de la demande de l’autre. Il suffit donc d’énoncer la partie de la demande qui nous convient puis celle qui ne nous convient guère. Par exemple, je suis d’accord pour venir avec toi faire l’épicerie. Cependant, je ne peux pas aujourd’hui, mais je pourrai mardi prochain. Deuxièmement, la demande de changement consiste à reconnaitre les avantages de la situation, préciser les inconvénients pour nous et proposer une solution. Par exemple, mon amie me demande de l’aider à faire ses boites pour déménager: je comprends que tu veuilles que je vienne t’aider à transporter des boîtes, cependant cela ne me convient pas, car j’ai mal au dos. Par contre, je peux venir t’aider plus tard à les défaire.

Troisièmement, le refus total consiste à exprimer directement et sans ambiguïté notre refus tout en n’attaquant ni ne vexant pas l’autre personne. Par exemple, j’aurais bien voulu t’accompagner pour ton rendez-vous. Cependant, je travaille cette journée-là donc je ne peux pas.

L’important demeure de pratiquer et de faire le tout avec bienveillance envers nous-mêmes et les autres.

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