Ce monstre dans ma tête


En cette période d’incertitude mondiale, notre moral peut être affecté par la nécessité de confinement. En effet, nos habitudes de vie se voient changées et notre routine est par le fait même bouleversée. On peut en venir à penser que nous n’avons en fait aucun pouvoir sur la situation et sur notre propre bien-être. Ce sentiment de n’avoir aucun contrôle peut créer chez certaines personnes des pensées négatives et du désespoir. La question est donc : ai-je un pouvoir sur la situation ? Il est certain que je n’ai pas le contrôle sur la progression du virus ou les mesures mises en place par le gouvernement. Par contre, est-ce que cela veut nécessairement dire que je suis démuni face à mon propre bien-être ? La réponse est non. Les pensées négatives sont souvent imagées comme un monstre que nous avons dans la tête. Celui-ci ne cesse de nous dénigrer et trouve les aspects négatifs dans toutes les situations. Cette bête atroce se nourrit de ce que l’on nomme les distorsions cognitives. Ces distorsions sont en fait comme le nom l’indique une déformation des pensées., comme lorsque l’on regarde dans un miroir déformant. Par exemple, mon monstre peut dire que cette situation ne changera jamais, que ce sera toujours la même chose, que c’est la fin du monde et que je devrai rester pour toujours à la maison. Dans cette situation les distorsions identifiées sont la pensée du tout ou rien et la généralisation excessive. En effet, les éléments importants sont le manque de nuance et l’absence d’identification des cas d’exception. Même s’il peut être bénéfique d’identifier les distorsions en lien avec les pensées négatives, nous nous concentrons aujourd’hui sur le fait d’identifier les pensées et de les recadrer pour augmenter par le fait même notre mieux-être. Dans ce cas précis, au lieu de se dire que la situation ne changera jamais, que c’est la fin du monde, que ce sera toujours la même chose et que je devrai rester pour toujours à la maison, il est possible de se dire que certainement ce n’est pas une situation idéale, qu’il est normal que je trouve cela difficile, mais que tout le monde vit la même chose que moi. Le but est donc d’apporter des nuances à mes pensées négatives en tentant de regarder la situation sous une autre perspective. Lorsque je recadre mes pensées négatives, c’est comme si je combattais mon monstre intérieur et que par le fait même je diminuais son importance et son influence. C’est donc un processus qui doit se faire au fur et à mesure de mes pensées. Au départ, le processus n’est pas automatique, mais avec la pratique celui tendra à être plus souple et naturel. Au départ, il peut être aidant d’écrire les pensées négatives et le recadrage en lien avec celles-ci. Cela aidera à développer un réflexe positif. L’important demeure de faire le tout avec bienveillance et gentillesse envers soi-même.

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